Pour Marie qui commente chez moi de temps en temps, Marie que je dérange, Marie qui lit chez moi des mots qui la mettent mal à l'aise...

Je suis désolée tu sais! Ce n'est pas mon but.
En plus je n'ai même pas l'impression d'être si dure avec moi...
Je tente d'exorciser mes fantômes.
De me regarder en face.
Et de mettre des mots sur mes maux.
Mon mal d'être grosse.
Ma souffrance physique et psychologique d'obèse.
Me reconnaître comme obèse a été un grand pas.
Que ce mot soit juste ce qu'il est. Un constat. Sans jugement. Pas péjoratif du tout.
L'obésité commence dès que l'on pèse 20 % de son poids idéal. Je ne suis pas très sûre du pourcentage, de toute façon, pour moi, les 20 % sont dépassés depuis belle lurette!!

Peut-être que pour commencer à m'aimer ai-je besoin de me haïr à fond?
D'autant plus que le corps que je vois quand je me regarde ne me déplaît pas tant que cela. Je ne le vois pas aussi gros quand je me regarde en direct....

C'est le miroir qui me fait peur. L'image de moi que je vois dans le miroir n'est pas moi. Ne correspond pas à celle que je suis. Que je veux être. Que je sens que je suis! Je ne suis pas faite pour être si lourde. Tout mon corps crie sa douleur articulaire. Mes lombaires sont en train de hurler leur souffrance elles aussi en ce moment et j'ai du mal à les calmer...
Avant mes genoux se sont manifestés.

La suite sera plus légère. Mais cela prend du temps.

Je vais bien finir par m'aimer, va, Marie!