Je n'ose pas le croire, j'ose à peine l'écrire, mon poids continue à descendre, comme ça tout seul ou presque...
Je suis revenue à cet état de grâce atteint il y a un an 1/2, un état génial où je ne pensais plus à manger, ou je n'avais plus peur de manquer. Je ne me souciais plus de faire les courses ni de préparer les repas. Je sortais une assiette avec de la nourriture qui me tentais et dès que je n'avais plus faim, hop, au frigo. Et ma graisse fondait, fondait... et ces kilos perdus si rapidement et dans une euphorie extraordinaire n'étaient pas revenus pendant plus d'un an.
Par contre cet état m'avait quittée du jour au lendemain, sans savoir ni pourquoi ni comment...

Et pendant tout ce temps j'avait tenté de le retrouver.
Je ne sais pas vraiment ni pourquoi ni comment c'est revenu. Et c'est tellement récent que je n'ose y croire. Je n'ose même pas trop y penser de peur ... d'avoir de nouveau peur justement.

Je crois que maintenant je n'ai plus peur. Je n'ai plus peur de manquer. Plus peur d'avoir faim. Plus peur de ne pas avoir de réserves de bonbons. J'ai des Oreos dans la boîte à gants de la voiture. J'adore les Oreos. Vraiment. Je suis capable de m'envoyer le rouleau sans même y réfléchir. Je les ai achetés la semaine dernière, j'en ai mangé la moitié, vite fait, comme ça, dans la voiture, en roulant, juste après les avoir achetés. Et je me suis arrêtée. Depuis je n'y ai pas touché. J'ai aussi plein de trucs très bons à la maison.

J'ai des macarons à la pistache. Oui à la pistache. Incroyable mais vrai.
J'ai une vraie tentation de macaron et je n'y touche pas . Je ne me reconnais pas moi-même.

Je vous laisse. C'est pas possible. Ce n'est pas moi qui écris, c'est mon clône, mon double. On m'a changée...

L'autre moi s'est précipitée sur toutes ces douceurs et s'empiffre de macarons, de chocolats, de speculoos, d'Oreos et de camembert...