Ce n'est pas facile tous les jours. Mais la peur n'est pas revenue. Du moins pas en force.
Les peurs. Peur du manque et peur du trop.
Peur d'avoir faim. Peur de manquer de sucre. Et peur des tentations.
Ces deux semaines de vacances ont été autant de jours de tests.
Dont je sors grandie et assez fière de moi je l'avoue.
Restaurant. RestaurantS même. Gérés avec brio. Ou presque. Repas de famille. Avec des mets aussi délicieux les uns que les autres. De tout à profusion. Et de tout très bon. Difficile de résister. D'autant plus qu'avec Mister Zermati, on n'apprend pas à résister. On apprend à manger à sa faim. Ce qui est vraiment différent.
J'apprends quant à moi à m'arrêter de manger quand je suis rassasiée.
Et j'ai du mal à sentir cette sensation de sasiété avant d'avoir mal au ventre. Je crois que cette sensation, je devrais la sentir plus haut, dans ma bouche. Mais je n'en suis pas encore là.
Là où j'en suis, c'est que je suis capable de me couper une toute petite tartine de pain, dans une baguette, une minuscule tartine donc. De la tartiner de fromage. De la manger. De la déguster. Et de décider que c'est suffisant.
Et donc de m'arrêter à cette tartine.
Sans peur d'avoir faim plus tard.
Sans manger davantage pour au cas où...

Pour faire des réserves pour plus tard.
Sans me gaver.
Sans me remplir.
Voilà mes progrès.
Ce dont je suis fière.
Même si je me sens encore tellement fragile. Même si je suis encore capable d'avaler 4 mon chéri coup sur coup.
Même si au resto je suis capable de trop manger.

Je le sentais depuis des mois. Je l'écrivais ici. Je savais que j'allais y arriver.
Je sens que je touche au but.

Le gras commence à fondre.
Je suis mieux dans mon corps et dans ma tête.
Bientôt je serai encore mieux dans mon assiette...

Mes soucis sont encore là, ce qui, finalement prouve bien que l'on peut s'y mettre n'importe quand, c'est comme pour la cigarette! J'ai fêté récemment mes deux ans sans tabac. Ca aussi j'en suis très fière.
Alors, un peu d'autocongratulation ne nuit pas.

Parfois, j'ose à peine y penser. A peine l'écrire ... tant je n'ose croire au miracle.

Mais ce n'est pas un miracle.
C'est le fruit d'un long, très long cheminement intérieur.

Aujourd'hui, je me sens plus légère, même si, physiquement je sais que je suis encore très lourde.

Une de mes amies s'est fait rétrécir l'estomac la semaine dernière.
Je ne l'envie pas. Sa diététicienne l'a mise au régime à vie.
Moi je ne suis pas au régime.

Mais je sais que je vais perdre mes kilos.
Bientôt...